Video games addiction recognised as mental health problem by the Who

The World Health Organization (WHO) released yesterday the new draft of the 2018 International Classification of Diseases (CIM-11).

La CIM is used as a basis for establishing trends and health statistics worldwide et contains approximately 55,000 unique codes for trauma, illness and cause of death. It provides a common language through which health professionals can exchange health information around the world.

Video game game addiction, a condition that got a lot of attention before the publication of the first version of ICD-11, has been added to the section on addiction disorders. “By online game use disorder, we are talking about players whose video game practice affects other activities such as sleeping, going to class, or working,” says Dr. Shekhar Saxena
(Director of the Department of Mental Health and Substance Abuse WHO). Only a small minority of players have this kind of problem, “he added.

ICD-11 will be presented to the World Health Assembly in May 2019 for adoption by Member States and will enter into force on the 1st of January 2022. The classification published today is a preliminary overview that will help countries to plan the use of the new version, prepare translations and train health professionals.

More info:

http://www.who.int/fr/news-room/detail/18-06-2018-who-releases-new-international-classification-of-diseases-(icd-11)

https://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2018/06/18/sante-mentale-usage-des-jeux-video-medecine-traditionnelle-sante-sexuelle-la-11e-classification-des-maladies-cim-est-sortie-_858974?xtor=EPR-1-%5BNL_derniere_heure%5D-20180618&utm_campaign=NL_derniereheure&utm_source=qdm&utm_content=20180618&utm_medium=newsletter

Free to play, Pay to win

Free to play pay to win

We are going to focus on easy to play games on smartphones. It has to be easy to learn, all the different sections are short and each task can be completed in few bus stops.
The target of these games is everyone, the successful players are hooked like the Game Boy players . The more you play the more we are ready to buy , watch advertisements or give our personal data to advance faster in the game.

The Business Model

The “free to play, pay to win” model allows you to play for free but if you want to advance quicker you can buy bonuses. Personal data is used to to make the game more engaging by comparing your results with the one of your friends on social media.

Description of the addictive model

  • The game is very simple, funny and the rules evolve progressively in the game.
  • You can choose the  level of the game
  • You can change the game mode to diversify the gaming experience and this will allow you to never stop playing because you cannot advance in the game.
  • you have many  lives at first and then a new life after a while.
  • The game has a hypnotic melody.

The bonuses

Bonuses are tools to play more easily or longer. The basic bonus is the purchase of extra live to continue playing without waiting for the “free” life. The bonuses are the main source of revenue for the game’s creator. They are cheap and highly appreciated by players who use them to never stop playing. In general the game offers a daily bonus, which encourages you to use the game every day. They are also offered randomly or at the end of some game section or you can end up buying a bonus to have a free extra bonus. Frustration pushes you  to buy a bonus. Once you play a lot the difficulty increases and it is increasingly difficult or impossible to win without buying a bonus. Just after a defeat we offer a bonus to “catch up”. Some games offer  bonuses, inviting friends to play the game or asking you to comment on the game’s platform.
In the free to play model, pay to win the game must be very captivating and you are pushed to buy a bonus when the frustration goes up and you want to win the table on which you are blocked. It is practically the use of the crisis of lack, no longer able to consume grows to buy bonuses.

Enfants et écrans: ne créons pas une nouvelle catégorie diagnostique qui nous ferait oublier notre responsabilité

par | 16 mai 2018

« Excès de TV: les pédiatres suisses lancent un cri d’alarme ! « Quand certains bambins me racontent le film qu’ils viennent de voir, le matin avant de venir à l’école, les bras m’en tombent », raconte cette maîtresse d’école enfantine à Zurich. Pour elle, il n’y a aucun doute : le nombre d’enfants regardant beaucoup la télévision – et souvent seuls – ne cesse d’augmenter. La Société suisse de pédiatrie (SSP) tire elle aussi la sonnette d’alarme. Etc. » Vous pensez que ce texte vient d’être publié ? Pas du tout : il l’a été le 31 janvier 2007[1], il y a plus de dix ans !

A cette époque, la France n’était d’ailleurs pas en reste. De nombreux enseignants s’alarmaient des troubles du comportement et de l’attention chez des enfants qui avaient regardé des programmes télévisés le matin avant de se rendre à l’école, ainsi que de violences nouvelles qui apparaissaient dans les cours de récréation. Le Collectif Inter-associatif Enfance et Media (CIEM) avait alors incriminé l’existence d’une « maltraitance audiovisuelle » dont les écrans seraient responsables. Autrement dit, le CIEM avait fait le choix de mettre le projecteur sur les écrans… plutôt que sur les comportements des parents. Les campagnes qui en ont résulté ont eu des effets nuls. Or aujourd’hui, la même erreur semble en route. Des psychiatres proposent de créer une nouvelle catégorie de trouble neuro développemental en lien avec la surexposition précoce et massive aux écrans. Il n’est évidemment pas question de contester que beaucoup de jeunes enfants sont trop exposés aux écrans. Mais si cette surexposition précoce et massive est la cause des difficultés qu’on observe chez eux, son origine se trouve souvent ailleurs : dans la façon dont beaucoup d’adultes accordent plus d’importance à leur smartphone qu’à leur enfant !

Nouvelle pathologie, ou carence éducative ?

Un sondage réalisé en France en 2017[2] indique que 50% des parents reconnaissent se laisser distraire par leur portable durant leurs échanges avec leurs enfants. Selon un autre sondage[3], 36 % des parents consultent leur téléphone pendant les repas avec leurs enfants, et même 28 % pendant qu’ils jouent avec eux. Dans la mesure où ces chiffres sont auto-déclaratifs, il est probable que le nombre réel est bien plus grand : beaucoup de parents passent aujourd’hui plus de temps à regarder leur mobile que leur enfant. Les excès parentaux n’échappent d’ailleurs pas aux enfants, qui disent pour près de la moitié en souffrir. En 2013, une étude révélait que 45 % des enfants de 8-13 ans trouvaient que leurs parents consultaient trop leur téléphone, et que 27 % rêvaient même de le leur confisquer[4]. En France, en 2017, ils sont 26 % de la tranche d’âge des 12 à 14 ans à trouver que leurs parents utilisent trop leur téléphone[5], et 21% à trouver qu’ils utilisent trop le leur. Il est vrai que la plupart des enfants évitent de faire des remarques à leurs parents à ce sujet : ils estiment à juste titre que cette surconsommation massive de leurs parents est la meilleure garantie que ceux-ci ne chercheront pas à limiter leur propre usage. Mais alors, que diraient-ils, à l’âge d’un ou deux ans, s’ils savaient parler ?

Imiter l’adulte, regarder ce qu’il regarde

Pour expliquer l’intérêt des enfants pour les écrans, il est habituel d’incriminer les mouvements colorés qui ont le pouvoir de capturer le regard humain. C’est en effet une capacité dont la nature a pourvu le petit d’homme pour qu’il tourne son regard vers ce qui est naturellement le plus coloré, le plus brillant et le plus mobile dans un visage humain, à savoir les yeux. Mais si l’enfant ne trouve pas ce regard recherché, s’il ne trouve pas des échanges à la mesure de ses attentes, le risque est grand qu’il se scotche aux écrans comme un refuge contre une forme d’abandon parental en grande partie inconscient. Deux autres facteurs bien connus des pédo psychiatres jouent également un rôle important dans cette captation par l’écran. Le premier est l’imitation motrice. Les enfants sont de formidables imitateurs ! Certains bébés grandissent une main collée à leur oreille parce qu’ils observent sans cesse leur parent dans cette attitude[6] ! Comment les enfants, qui sont dès la naissance de formidables imitateurs, pourraient-ils ne pas s’engager très vite à imiter l’intérêt de leurs parents pour les écrans ?

Le second facteur est l’attention conjointe qui pousse l’enfant, dès 9 mois, à tourner son regard, et son désir, vers ce qui semble accaparer tout l’intérêt de son parent : il regarde naturellement ce que regarde l’adulte. Comment pourrait-il ne pas se tourner vers un écran quand son parent de référence tourne sans cesse son propre regard vers celui de son smartphone, ou de la télévision ?

Le danger de créer une nouvelle catégorie clinique

Si un enfant a grandi dans un milieu où la télévision est allumée sans cesse et où il s’est habitué à ne trouver que trop rarement un visage humain avec lequel interagir, comment pourrait-il ne pas préférer l’écran ? Mais si un tel adulte est présent, le jeune enfant préférera toujours interagir avec lui plutôt qu’avec un écran. C’est pourquoi, en Allemagne, une campagne de prévention des abus d’écrans chez les enfants ne cible pas ceux-ci, mais les parents. Et pour cela, elle pose simplement la question : « « Avez-vous parlé avec votre enfant aujourd’hui ? »

Vouloir faire entrer les enfants surexposés aux écrans dans une nouvelle catégorie de trouble neuro développemental ne ferait que retarder le moment de cette indispensable prise de conscience. D’ailleurs, plutôt que d’invoquer le temps passé devant les écrans qui sont dans toutes les familles, l’Unicef[7] conseille de se concentrer sur la situation socio- économique de la famille et son fonctionnement, notamment du point de vue de la régularité des rythmes et de la qualité des échanges entre parents et enfants. Apprenons à éteindre notre smartphone, nos enfants ne s’en porteront que mieux, et nous aussi. Et ne créons pas une nouvelle catégorie diagnostique qui incriminerait les écrans regardés par nos enfants et risquerait de nous faire oublier notre propre responsabilité !

[1] https://www.swissinfo.ch/fre/exc%C3%A8s-de-tv–les-p%C3%A9diatres-lancent-un-cri-d-alarme/5666208

[2] Tech observatory, Observatoire des pratiques mobiles, CSA Research , Sondage réalisé entre le 20 et le 30 juillet 2017 sur un échantillon de 201 français âgés de 12 à 14 ans.
édition 2017 : focus sur les 12-14 ans

[3] Sondage réalisé par AVG Technologies auprès de 6 117 parents et enfants (https://www.leral.net/Quand-le-smartphone-seme-la-zizanie-a-la-maison-Fais-ce-que-je-dis-pas-ce-que-je-fais_a191441.html)

[4] AVG Technologies, op. cit.

[5] Tech observatory, op. cit.

[6] S. Tisseron, Virtuel mon amour, penser, aimer, souffrir à l’ère des technologies numériques, Albin Michel, 2008,

[7] https://www.unicef.org/french/publications/files/SOWC_2017_FR.pdf